Un lieu permanent pour rendre hommage aux victimes des opioïdes à Sudbury
Le Grand Sudbury franchit une nouvelle étape pour rendre hommage aux personnes décédées en raison de la crise des opioïdes. La Ville a annoncé son soutien à l’initiative Crosses for Change (« Des croix pour le changement »), lancée par Denise Sandul, et a annoncé un projet de lieu de réflexion permanent au parc Carleton à la mémoire des victimes de la crise des opioïdes. Depuis 2020, Crosses for Change s’est imposé comme un puissant symbole de deuil et de sensibilisation. Installé à l’angle des rues Paris et Brady, ce mémorial de croix blanches porte les noms de plus de 267 personnes décédées d'une surdose. Cependant, cet espace temporaire atteint ses limites, tant en raison de l'espace disponible qu'à cause de la dégradation des croix. Le maire du Grand Sudbury, Paul Lefebvre, salue le travail de Denise Sandul et affirme l’engagement de la Ville pour faire de ce nouveau mémorial un lieu emblématique. Nous voulons un lieu qui soit très visible, qui ne cache pas la crise. Situé à l’angle des rues Paris et Cedar, le futur espace comprendra une œuvre d’art publique dont la conception sera effectuée en concertation avec les familles touchées. Un appel d’offres sera lancé au cours des prochains mois pour sélectionner l’artiste. Le maire de Sudbury, Paul Lefebvre, et Denise Sandul, fondatrice de Crosses for Change, annoncent la création d’un lieu permanent à la mémoire des victimes des opioïdes. Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault Pour Mme Sandul, ce projet va au-delà de la commémoration : il s’agit de marquer l’histoire et d’envoyer un message aux générations futures. Selon les responsables de la Stratégie communautaire sur les drogues de Santé publique Sudbury et districts, en 2024, 134 décès soupçonnés d’être liés à un empoisonnement aux drogues ont déjà été recensés dans les districts de Sudbury et de Manitoulin, un taux bien supérieur à la moyenne provinciale. En 2023, les opioïdes avaient été en cause dans 74 % des décès dus à un empoisonnement aux drogues dans la région.C’était compliqué d’entretenir l’espace. On a aussi vu du vandalisme à deux reprises. L’intention n’était jamais d’en faire un monument permanent
, a affirmé Mme Sandul.Un projet porté par la Ville et par la communauté

C’est un moment de notre histoire que nous traverserons et dépasserons. Un jour, on pourra regarder en arrière et se souvenir de cette épidémie, de cette urgence qui nous a coûté tant de vies
, affirme-t-elle.
Advertising by Adpathway









